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Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Lun 22 Nov 2010 12:58
de Néo
Petit essai qui n’engage que moi…

La mondialisation… Je crois que les partis politiques extrémistes avaient raison de la dénoncer. Evidemment, à côté de cela, s’ils avaient été au pouvoir les résultats, dans leur ensemble, auraient été bien pires qu’avec les politiciens actuels et même désastreux.

Les frontières économiques sont ouvertes. Vive l’OMC !
« On » ferme des usines en France pour en ouvrir en Chine. La « désindustrialisation », "tertiarisation" de l'économie, présentée comme quelque chose de neutre, dont les politiciens, intéressés seulement par la prochaine échéance électorale, ne se sont pas préoccupés des conséquences à long terme.
Comme les salaires sont très bas en ppa en Chine et que l’euro est fort, on achète pas cher les produits fabriqués en Chine, mais les coûts de commercialisation (magasins, vendeurs, publicité etc) sont les mêmes et constituent l’essentiel du prix de vente du produit. Au final, le consommateur paie quand même moins cher.
Le Chinois est passé de l’état de paysan très pauvre à celui d’ouvrier très pauvre. Une classe moyenne s’est développée, mais la plus grande partie de la population continue à vivre dans l’indigence matérielle et des conditions de travail très mauvaises.

Le consommateur français est content : son pouvoir d’achat a augmenté de façon artificielle (encore que faut voir la qualité des produits, et notamment leur durée de vie, entre le made in France et le made in China).

Des services se développent (tout un tas de produits financiers, instituts de beauté etc) et compensent la perte d’emploi dans le secteur industriel. L’Etat crée également un tas de fonctionnaires inutiles dans les collectivités territoriales, l'administration et un tas de réalisations inutiles également (cf tous les éléphants blancs palois par exemple) pour ne pas que le chômage soit trop élevé.

L’immobilier se retourne naturellement à force d’être monté, ce qui met nombre de foyers en difficulté car ils ne peuvent pas revendre leur bien sans pertes.
L’économie elle-même a besoin de souffler après plusieurs années de croissance. Les gens ont besoin de se désendetter. Les bénéfices des entreprises fondent. Moins de recettes fiscales, autant de fonctionnaires à payer. Donc augmentation du déficit public et augmentation de la dette publique. Il est de plus en plus difficile au pays de pouvoir emprunter car les prêteurs commencent à se méfier d’un défaut de paiement…

Pour réduire le déficit, les coupes claires dans les dépenses publiques sont nécessaires et douloureuses. Mais même après cela, que va-t-il rester ?
Une économie faible parce que 1 emploi industriel perdu correspond à 5 emplois perdus au total (1 direct et 4 indirects). La faiblesse de l’économie va peser sur les services. Et nos multinationales ne vendront bientôt plus grand-chose à l’étranger face aux multinationales chinoises et autres. D'ailleurs, ce qu'elles vendent aujourd'hui n'est que sous condition de transfert de technologie ! Le cercle vicieux est enclenché et je ne vois pas ce qui pourrait l’arrêter… à moins de changer de système. L'Allemagne, qui a conservé une industrie importante, est en meilleure position que la France concernant l'avenir.

Au niveau des grandes entreprises françaises, jadis fleurons mondiaux, du genre EDF, je crois que la privatisation s’est faite trop tardivement. Salaires trop élevés, résultats peu convaincants dans la recherche. Un problème de management. Les mentalités de travail ont changé entre les années 60-70 et aujourd’hui et le management est resté le même dans ces entreprises. Un certain laisser-aller sans doute.

A mettre longtemps de l’argent dans des domaines sans valeur ajoutée au lieu de l’investir dans la recherche l’économie s’est évidemment affaiblie.
Je crois également, que dans une économie saine, la balance commerciale devrait être équilibrée.
Il y a longtemps que les politiques n’écoutent plus les économistes et ne font que de la politique clientéliste d’un côté comme de l’autre, ce qui finit par envoyer l’économie dans le mur.

Et les Chinois ? Que l’on garde des emplois industriels en France, pour une consommation essentiellement française donc pas trop d’exportations chinoises vers la France. Etant un pays en moyenne plus évolué économiquement, que la France aide, par solidarité, les pays moins avancés à acquérir des technologies, sous réserve que la balance commerciale reste équilibrée. Instaurer également des règles de commerce équitable.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Lun 22 Nov 2010 18:40
de Colas
Néo
C'est sensé , bien que vu par le petit bout de la lorgnette.

Parce que les Français pour avoir du pouvoir d'achat veulent des produits à bas prix, des loisirs , des vacances si longues qu'ils en sont saturés, des retraites, l'Etat providence sans limites puisqu'ils ont des droits acquis.

Et ces Français se moquent bien de voir qu'en voulant profiter de toutes ces offres alléchantes du marché ouvert et en achetant "bon marché", ils oublient (voire sacrifient) les emplois des ouvriers de France. Pas de leur faute car on n'a pas voulu leur apprendre des rudiments d'économie réelle. Alors en achetant "cheap" ils transferrent automatiquement des emplois de France vers la Tunisie, la Chine, la Corée, Ta¨wan ou la Roumanie

Et votre réflexion doit incorporer des faits et des chiffres; sinon c'est juste une (mauvaise) justification pour ne pas voir qu'il y a urgence.

Le déficit commercial de la France avec la seule Chine ne cesse de croître: 20 milliards d'euros pour l'année 2009
http://www.france24.com/fr/20101104-commerce-chine-france-hu-jintao-exportation-importation-deficit-habillement-aeronautique

Ça ne vous émeut pas ?

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Lun 22 Nov 2010 19:37
de Néo
Selon l'article que vous mentionnez, entre 2000 et 2009
les exportations chinoises vers la France sont passées de 11 à 30 Mds €, les exportations françaises vers la Chine de 6 à 10 Md€, avec donc un déficit commercial qui est passé de 5 à 20 Mds €.

Je crois qu'il faut préciser que les 10 Mds € d'exportations françaises vers la Chine, actuellement se font en plus en contre-partie de transferts de technologie. C'est-à-dire qu'elles ne sont que temporaires, et qu'il se pourrait même que pour ces produits-là, la balance commerciale change un jour de signe.

Jerlau disait "quand le français ira négocier son salaire à Pékin..." Ca me paraissait exagéré, mais plus maintenant.

Je vous renvoie la balle: votre solution ?

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Lun 22 Nov 2010 23:20
de jerlau
Vous ouvrez la une pampa d'idées et de commentaires. Je vais vous ressortir ma théorie qui date de plus de presque 40 ans. Je vais essayrer de faire court.

Vous connaissez les Trentes Glorieuses ? Pourqui cela s'est-il arrêté ? . A partir des années 70 a commencé à arriver dans les entreprises, des "mecs" ablebien formés qui savaient être productifs, mais inemployables imméditement dans les boîtes. C'est comme quand on a vendu des tracteurs aux Africains dans les années 60. Cela les a fait reculer, car le tracteur ne se bouffait pas et il rendait la bouffe plus chère. C'est le cas de la majorité des jeunes cadres dynamiques remplis aux as qui ont envhai l'espace économique. Sans qu'il y en ait un résultat immédiat. Les entreprises ont été moins productrices, des coûts qui ont explosé sans augmentation nette de la productivité. Le premier à en avoir tiré les conséquences c'est NIXON. Il lui fallait ajouter à la production industrielle et commerciales, une production nouvelle, et c'était la production financière. Mais pour que cela marche il fallait lui couper le fil qu'elle avait à la patte, le lien avec un or. A l'époque je bossais avec une équipe marketing américaine qui avait fait suivi le parcours marketing de Nixon et ils avaient parfaitement intégré ces évolutions. Donc Nixon a coupé le fil , le 15 aout 1971, le jour on notre Vierge montait au ciel sans s'accrocher aux rideaux . Ils étaient pleins d'humour ! Et là l'affaire était partie. Dans notre naiveté à l'époque on pensait que cela allait durer 5 à 10ans, et cela a déjà duré 40 ans et durera peut-être 50 ans de plus tant qu'il y aura un dernier payeur !

Sans le fil à la patte, on a pu faire tout un tas de transaction bidon ; l e banquier sait lire le passif mais il ne sait pas lire l'actif. Un fournisseur crie qu'on lui doit de l'argent, mais le client ne crie pas s'il en doit. Donc même sans tritisation du 3 ième type, on a pu vendre du papier contre du papier, et les résultats financiers, même dans les grosse boîtes industrielles, sont devenus plus importants que les résultats opérationnels. De 3 à 5 fois plus importants. Selon le principe 'je te vends la moitié d'un chiotte un milliard, c'est donc que la moitié qui me reste vaut encore un milliard. Miraculeux, non ? . Du coup il est devenu plus facile de gagner du fric avec un bureau , une secrétaire et un télex, qu'avec 1000 pinguoins à faire travailler à l'usine et en plus c'est sale.

Et notre système a commencé à générer les chômeurs des années 70 et 80. L'outil industriel a commencé à disparaître. Comment alors s'assurer qu'il ne renaisse pas ?Il ne pouvait renaître que dans les PME, car elles n'ont pas àccès au "tradisme". Le meilleur moyen était qu'elle ne puisse se développer. Pour se développer il faut arriver à payer des mecs. Et là on a vu aver l'arrivée du doublement du salaire par les charges sociales, le moyen de couper l'herbe sous les pieds des PME. On rentabilise un salaire à 200% ou 300% ou plus dans uen grosse boîte ( Pétrole), mais pas dans une PME. De plus les grosses boites avaient intérêt à délocaliser, il y faut une orfganisation, des moyens,n et de plus les marchès sont ailleurs.

Ainsi cette montée en charge sociales a arrangé tout le monde : grosses boites,monde politique, et monde syndical, tout le monde y a trouvé son compte sauf le chomeur, mais qui est tout à fait accessoire.

J'ai fait un peu court. Mais si vous posez des questions il est évident que j'aurais la réponse !

Et demandez vous comment celle crise s'arrête ? J'ai déjà écrit la réponse.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Mar 23 Nov 2010 00:10
de Tederic
La crise n'est pas spécifiquement paloise, mais parlons en !
On a tendance ici (en France en tout cas) à vouloir être payés cher pour acheter beaucoup de produits qui sont faits par des gens payés pas cher.
Ca ne va pas durer autant que les impôts !
Je reviens sur l'interview du président de l'association des commerçants bordelais que j'ai mentionné tout à l'heure dans le fil du discussion sur la crise du commerce palois :
http://www.sudouest.fr/2010/11/05/comme ... 4-2780.php

Citations :

"le coût du travail en France est trop élevé : la part du coût de la main d'oeuvre, c'est environ 50% du prix de la baguette" (il est boulanger)

"Les RMIstes pourraient par exemple aider un artisan, un commerçant de proximité. On souhaiterait négocier avec Pôle Emploi la mise à disposition de jeunes des quartiers, séniors ou toute personne en recherche d'emploi."

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Mar 30 Nov 2010 10:01
de jerlau
Oscar, vous avez vu, même Raffarin ne rêve que du Chazo, mais au ralenti. C'est cela notre problème. On n'a que des autobus, de type Idelis, et pas des petites navettes. En reagardant le match France Australie, c'est ce qui me sautait aux yeux. On avait 3 autobus aux postes cruciaux d'ouverture et centres, et ils n'avaient aucune chance face aux petites navettes des ouvertures et centres australiens, qui pouvaient accélérer à tout momen, même face à un mur, changer de direction. En politique on n'a que des Trailles, Juzon vieillissant et des Rougeries pas à leur place. L'accélération c'est la base de la maîtrise du jeu.

Quand va-t-on jouer sérieusement au CHAZO et avec une bon vitesse et une forte réactivité ? Les Australiens ont montré la voie. On a pris 59 pions, qd va-t-on en mettre au moins 40 ?

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Mar 30 Nov 2010 22:19
de Néo
C'est bizarre, on entend très peu parler du Japon. Il n'y en a que pour les Etats-Unis, la Chine et les problèmes de dette en Europe.
Pourtant, le Japon a une dette publique collossale à 200 % du PIB. Mais il tient, néanmoins (mais va sans doute finir par couler aussi).
Cette dette a été contractée principalement auprès de la population du pays, alors que celle des pays européens se négocie totalement sur le marché mondial.
Je crois que la Japon a un peu servi d'illusion aussi sur les problèmes de dette. "Peu importe l'augmentation de la dette: voyez le Japon, ils vivent avec".
Pourtant, des pays européens se sont retrouvés en cessation de paiement et la plupart en prend le chemin (exceptions: Allemagne, Danemark, Suède, Norvège et qquns).

Un document que j'ai trouvé intéressant:
"Comment se déclenche et qu’entraîne une crise de la dette publique ? Ce que nous apprennent les cas de la Suède et de la Finlande en 1992"
http://gesd.free.fr/flas9301.pdf
Egalement:
http://www.debat2007.fr/index.php?id=357

Je crois qu'il faut reconnaître à notre FB national quand même d'avoir parlé du pb de la dette de l'Etat alors que les autres partis l'ont esquivé.
Si "son tram fou à roues carrées a derraillé au premier virage" (Jerlau), et que son grand auditorium de gourou s'est envolé, au niveau national, il y avait un point sur lequel il avait sans doute raison.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Mer 1 Déc 2010 09:56
de Néo
Le PS et l'UMP ont laissé exploser la dette publique.
Ces 2 partis peuvent-ils encore avoir une quelconque crédibilité ?
Si les extrêmes n'en ont aucune, il y a peut-être des alternatives: centre, autres partis de gauche ou de droite.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Mer 5 Jan 2011 14:47
de Néo
Je crois que:
L'ouverture large des frontières commerciales, pour satisfaire la quête de pouvoir d'achat a généré du chômage, qui n'a fait qu'exacerber l'égoïsme.
La société a perdu ses valeurs (à part celle de l'argent). Les politiques sont par conséquent devenus encore plus clientélistes / électoralistes.
L'intérêt général a fini par être presque oublié.
C'est un peu moins vrai en Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves.
La Chine a simplement fait ce "qu'il fallait faire" pour progresser.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Jeu 6 Jan 2011 10:01
de jerlau
Néo a écrit:Je crois que:
L'ouverture large des frontières commerciales, pour satisfaire la quête de pouvoir d'achat a généré du chômage, qui n'a fait qu'exacerber l'égoïsme.
La société a perdu ses valeurs (à part celle de l'argent). Les politiques sont par conséquent devenus encore plus clientélistes / électoralistes.
L'intérêt général a fini par être presque oublié.
C'est un peu moins vrai en Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves.
La Chine a simplement fait ce "qu'il fallait faire" pour progresser.


Neo, ta question est fondamentale, mais en génral on nne répond pas à cette question de façon logique. On y répond, comme tu le fais, pour la plus grande partie de ta réponse, en jetant quelques anathèmes sur tels out tels groupes, les financiers, les banquiers, les traders, les politiques. Il faudrait commencer par faire une véritable analyse causale de la question. Car toute crise a des bases mécaniques. Déjà en suivant ce type de voie, on n'est pas sur d'arriver à un résultat, mais sans cela on est sur de ne pas y arriver.

D'abor il y a un constat : on ne fabrique pas ce qu'on consomme, c'est fabriqué ailleurs. On fabrique des comptables, des publicstes, des organisateurs, mais les consomme-t-on ? Non on les subit, ; on les incorpore à nos "saucisses" et nos saucisses deviennet trop chères. Nous travaillons à l'usine comme travaillent nos amis chinois. Le prix de revient comprend très peu de frais de salaire nets. On fait en moyenne 2 à 300 Euros de Ca par salarié, le cout du salaire net est très faible, pas tellement plus que le prix de nos amis chinois.

Si on suit ce raisonnement, on est amené à remettre en cause nos structures de production : trop de frais secondaires tuent le produit. Et c'est bien ce qu'on voit. En Chine, dès aujourd'hui les étudiants ayant fait des études comptables, gestion, travail de bureau, ont déjà de plus en plus de mal à trouver du travail. Seuls les ingénieurs, techniciens trouvent du travail très facilement.

Face à cette situation, nous nous avons inventé l'ingénierie financière pour pallier au manque de création industrielle. Et nous avons crée les petis boulots bancaires qui ressemblent à un spectacle de cirque. ils font un spectacle, on paye le ticket pour voir les artistes et ils peuvent se payer un steak.

Si on prolong cette vision, on voit qu'il fau remettre en cause nos structures, nos organisations de production. L'emploi de bureau s'est propagé. On mange pas du comptable. C'est cette répartition de coûts qu'il faut changer. C'est ce que contrôlent les chinois. Ils ne sont pas low cost à l'usine, même si on peut avoir cette impression, ils sont low cost dans les frais accessoires. C'est ce qui se traduit par une très forte efficacité de production.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Jeu 6 Jan 2011 11:36
de Invité
N'oubliez pas ceux qu'on est contraint d'entretenir, sans savoir s'ils sont efficaces... voire utiles!

Exemple: aujourd'hui La République des Pyrénées cite 2.500 fonctionnaires à la ville de Pau et aux services de l'agglomération (dans l'article sur les invitations lancées par Lignières Cassou pour sa marque des Pyrénées au Zénith). Quelle inflation!

Sans parler de ces effectifs "mutualisés" de plus en plus nombreux à l'Agglo qui échappent aux interrogations et au contrôle des conseillers municipaux élus (puisque ces élus ne peuvent pas s'immiscer dans le fonctionnement bureaucratique de l'agglo!).

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Jeu 6 Jan 2011 12:45
de jerlau
Invité a écrit:N'oubliez pas ceux qu'on est contraint d'entretenir, sans savoir s'ils sont efficaces... voire utiles!

Exemple: aujourd'hui La République des Pyrénées cite 2.500 fonctionnaires à la ville de Pau et aux services de l'agglomération (dans l'article sur les invitations lancées par Lignières Cassou pour sa marque des Pyrénées au Zénith). Quelle inflation!

Sans parler de ces effectifs "mutualisés" de plus en plus nombreux à l'Agglo qui échappent aux interrogations et au contrôle des conseillers municipaux élus (puisque ces élus ne peuvent pas s'immiscer dans le fonctionnement bureaucratique de l'agglo!).


Tout cela fait partie de nos structures de production. Un emploi crée en moyenne environ 70 000 E de valeur ajoutée chaque année. 5 millions d'emplois devenant crateurs de valeurs ajoutées et c'est 350 Mrd de plus en PIB. Et on en cherche à peine 1 à 2 dizaines.

C'est ce qui me fait dire que c'est une crise du système de production. Je crois que tant qu'on ne prendra pas cette crise comme une crise de ce système, on ne saura pas trouver les solutions.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Jeu 6 Jan 2011 23:31
de Invité
Des chiffres péremptoires comme Martine Aubry n'ose plus en sortir. C'est même pas du niveau café du commerce!

Un emploi de jardinier crée de la valeur, certainement pas 70.000 euros.
Un emploi de surveillant au musée est utile; de là à dire qu'il crée 70.000 euros de valeur?

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Ven 7 Jan 2011 10:20
de DUDULE
Invité a écrit:Des chiffres péremptoires comme Martine Aubry n'ose plus en sortir. C'est même pas du niveau café du commerce!

Un emploi de jardinier crée de la valeur, certainement pas 70.000 euros.
Un emploi de surveillant au musée est utile; de là à dire qu'il crée 70.000 euros de valeur?


Il a écrit en moyenne, aurait-il fallu qu'il donne sa définition de la moyenne?,
qu'il parle de l'hypothèse ergodique....

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Ven 7 Jan 2011 13:07
de jerlau
Meri à Dudule ! j'avais vu la réponse de l'invité. J'espère que pour lui c'est de la mauvaise foi pure, sinon il faut s'inquéter.

Quelques fois on peut se dire que le politiique est au ras des paquerettes pour être à la portée de la majorité des électeurs. J'ai le souvenir des cellules communistes parisiennes de la Place de la République dans les années 62/68. C'était tous des Agrégés du Raisonnement. Aujourd'hui on est à des années lumlères de ces univers du raisonnement.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Ven 7 Jan 2011 16:39
de invité
5 millions d'emplois devenant créateurs de valeurs ajoutées et c'est 350 Mrd de plus en PIB.


Il ne faut pas mégoter. Créons 10 millions d'emploi et la France rachète Coca Cola , Exxon, Disneyland et les pâtes Panzzani. Comme ça nous les petits Français serons bien à l'abri. De l'essence, des jeux et de quoi bâffrer; des nantis quoi!

Il nous restera juste à faire pousser quelques tomates histoire d'assaisonner les pâtes. Quel destin inespéré!

Au fait Jerlau, avez-vous une idée pour que dans 10 ans je puisse encore trouver un médecin généraliste dans la campagne où je prendrai ma retraite?

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Sam 22 Jan 2011 09:58
de jerlau
On peut relancer le "Chazo" d'il y a quelques semaines : charges sociales à zéro dans les prix de revient, TVA à 50% et 20% de plus pour les salaires, pour résumer ?

Il y a 2 jours Martine Le Pen a annoncé la couleur. Visiblement elle va débarquer sur ce terrain. Hier le Monde consacrait un article édifiant à cette histoire en ouvrant le débat France Allemagne : les coûts horaires sont passés en France en 10ans de 24 E à 37 E alors qu'en Allemagne pendant ces mêmes 10 ans, ils passaient de 26 à 30 E (vous avez bien lu, je ne me suis pas trompé en recopiant), les charges sociales sont à 50% en France et elles sont à 28% en Allemagne. Les charges salariales sont quasiment 3 fois plus importantes en France qu'en Allemagne. Vous savez, c'est pour ne pas avoir à payer les médicaments qui nous sont remboursés, en fait payés aux Labo, qui les vendent 50% moins cher en Espagne parce qu'en Espagne ils ne sont pas remboursés. Vous avez suivi ? En fait la SS c'est pour les Labos !

On ouvre le bal ? Cela va être palpitant car Le Pen va y aller, elle va y être rejointe par Sarko, le PS ne pourra pas rester en reste, et un 4 ième larron centriste,Bayrous'il se réveille, ou Villepin s'il abandonne son style de canasson de luxe. Ils vont s'y retrouver à 4 entre 18 et 22% des voix chacun. S'il y a un match final Le Pen, Sarko, quel est celui ou celle qui va avoir le plus fort de rejet ? Sarko ? Le Pen au pouvoir ?

Vous voulez pas plancher sur le sujet ? Le Chazo sera à coup sur à la base de la prochaine bataille électorale. Quelles sont vos idées ? Si vous n'en avez pas il ne vous est pas interdit de faire un appel d'offre. Vous pouvez réfléchir en mangeant. C'est encore un luxe qui peut ne pas durer ! C'est comme pour les Halles, la Mairie peut lancer un appel d'offre pour réparer en vendant. Mais si on ne fait rien, bientôt il n'y aura plus rien à vendre, comme il n'y aura plus rien à bouffer.

On ouvre la discussion ? A combien le taux de Chazo ?

Martine Le Pen (MlP) est encore accrochée à l'abandon de l'euro : attachement paternel ? Tactique pour revenit en arrière ? Mais son équipe d'économistes a du depuis longtemps lui faire remarquer que pourvoir fixer un taux de Tva et ne pas introduire les charges sociales dans les prix de revient étaient équivalents à avoir sa propre monnaie sans en avoir les inconvénients. Il y a taxation des importations, et avantages à discrétion pour les exportations et le touriste français s'y retrouve.

Cela va s'animer et Bayrou n'aura pas le temps de se réveiller.

Re: Comment en est-on arrivé à la crise ?

MessagePosté: Mar 15 Fév 2011 10:39
de Néo
Je crois que le modèle allemand est de plus en plus reconnu.
Qu'une perte de souveraineté est souhaitable en Grèce, état magouilleur qui a truqué ses comptes et ne pourra pas rembourser sa dette.
Que les banquiers arnaqueurs d'Irlande auraient dû être poursuivis et mis à l'ombre, comme partout ailleurs, mais qu'ils se sont mis à l'abri en achetant d'une manière ou d'une autre les politiques par un lobbying très puissant financièrement. Il me semble également que les politiques n'ont pas vraiment envie de s'attaquer à ce pb (comme aux autres) et restent bien trop dans la petite politique politicienne.
L'Espagne a fait des excès de dépenses publiques dans les LGV (ex Sarragosse - Huesca) et le PV (arrêté en catastrophe) et le paie aujourd'hui. L'évolution de l'immobilier n'a pas été contrôlée. Aucune alerte des politiques alors que les fondamentaux d'endettement public et privé dépassaient largement les normes.