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La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Sam 4 Déc 2010 11:46
de Néo
De plus en plus de gens semblent penser que c'est le chemin que prend la société, bien qu'ils restent très minoritaires.
Explosion de la dette publique, chômage dû essentiellement à mon avis à la mondialisation et aux taxes très élevées qui pèsent sur les entreprises à cause d'un secteur public qui gaspille beaucoup d'argent, de nombreux métiers pénibles payés pas grand-chose, conditions de travail de plus en plus stressantes pour la majorité des salariés du privé, d'un autre côté, nombreux emplois quasi-fictifs et inutiles dans le service public, professions privées "protégées" dont on a parlé.

Quelle solution ?
Apparemment, la Suède et la Finlande se sont sorties d'une crise grave par une réduction importante des dépenses publiques. Il y a un certain "concensus social" dans ces pays.
En France, chacun "défend ses intérêts" quoi qu'il en coûte à la société, à grand renfort de démagogie par les politiques.
Le pays peut s'écrouler sur lui-même, mais je ne vois pas comment une guerre pourrait s'organiser. Le FN ne sera pas au pouvoir et c'est tant mieux évidemment.
Quand l'économie sera dans le mur, que va t-il se passer ? Je ne sais pas. Des mesures nécessaires vont finir par être prises ? Peut-être que si la droite est au pouvoir elle va réduire le nombre de fonctionnaires et si c'est la gauche, elle va augmenter la TVA et l'impôt sur le revenu des riches.

Et si finalement, une grande valise de billets était livrée pour réduire la dette publique ? Ca signifie de l'inflation, donc un capital financier en assurance-vie comprennant des bons de l'Etat, qui ne vaut plus grand-chose.

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Dim 5 Déc 2010 12:12
de scaphoide1965
QUELLE CRISE?????????????????......hier j'étais à Gourette,QUE DU BONHEUR!!!!!!!!!! neige et soleil à gogo, 4/4 rutilants,splendides espagnoles :ugeek: ,des restaurants bondées,des gens avec le sourire........ et pas l'ombre d'un immigré clandestin !!!....salutaire parenthèse avant de revenir à Pau avec sa misère sociale (après "PAU ,VILLE ANGLAISE"..voici "PAU,VILLE ASSISTEE!!)

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Dim 5 Déc 2010 12:36
de Invité
Tandis que Néo prépare la guerre, Pau hier se parait de ses plus beaux atours pour accueillir dignement le Téléthon. Une belle image qui n 'intéresse pas les Patous c'est sûr. Mieux vaut se concentrer sur tous les malheurs à venir et tout ce bon argent gaspillé pour les sportifs palois hier qui faisaient pourtant plaisir à voir.
Donc, taisons, nous, Scaphoïde, trop de bonheur tue le bonheur.

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Dim 5 Déc 2010 19:41
de Néo
Invité a écrit:Tandis que Néo prépare la guerre, Pau hier se parait de ses plus beaux atours pour accueillir dignement le Téléthon. Une belle image qui n 'intéresse pas les Patous c'est sûr.

Rien ne vous empêche de lancer un sujet sur le téléthon.
Invité a écrit:Mieux vaut se concentrer sur tous les malheurs à venir et tout ce bon argent gaspillé pour les sportifs palois hier qui faisaient pourtant plaisir à voir.
Donc, taisons, nous, Scaphoïde, trop de bonheur tue le bonheur.

Tant que le pays peut emprunter tout va bien. Le jour où il ne pourra plus, les choses vont changer par force, d'un coup et dans la douleur cf Grèce. Et tout le monde va casquer.
Mais encore une fois, si vous voulez lancer un sujet sur le sport à Pau, allez-y !

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Lun 6 Déc 2010 12:05
de jerlau
C'est assez drôle de voir aujourd'hui à quel point l'inflation a mauvaise presse. Ruine des rentiers, ruine des retraités, ruine des petits salaires.... Et pourtant raisonnons à peine un peu. Demain ce qui valait 10 euros en vaut 20. Donc on ne peut plus garder de l'argent devant soi. Et qui est ce que cela gêne le plus ? Les plus gênés sont fait ceux qui ont beaucoup de liquidités. On s'aperçoit que ce sont alors les agents ds circuits financiers, banques, assurances, traders...les maitres de la tritisation de papiers. Et c'est ce sont eux qui ont particpé le plus à la persuasion de cette image de l'inflation. Car pour travailler il leur faut absoument une monnaie stable. Comment travailler au millième si la monnie évolue au centième tous les jours ? Quasiment impossible.

A contrario, quand il y a inflation et si les salaires montent en même temps que les prix, ce qui était le cas des Trantes Glorieuses, les salariés s'y retrouvent, tout comme touts les acteurs de l'économie réelle. la seul façon de faire de l'argent est alors de l'investir dans les activités commerciales, industrielles, immobilières, ce qui nous manque le plus aujourd'hui.

Il serait temps de réléchir posément sur le sens du "chèque sans provision qui rend tout le monde heureux" d'AlFred Sauvy.

Quand est-ce que les scapho et autres vont-ils s'équiper d'une lampe de mineur sur le front pour évoluer dans l'obscurantisme et en sortir ? Je crois que la première de la solution à la crise, c'est déjà de remettre en cause la quasi-totalité des idées reçues. 1968, le cri des Trentes Glorieuses, c'était l'imagination au pouvoir. Et c'est bien ce qui a disparu un peu partout dans nos pays. Et c'est bien ce qui émerge dans les pays émergents. L'imagination support du déveoppement économique, l'imagination c'est pas la tritisation qu'on pourrait assimiler au plaisir solitaire face à un écran et à quelques icones. L'imagination c'est la vie en chair et en os ! C'est le fil du courant qu'on a perdu.

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Lun 6 Déc 2010 22:57
de Colas
Jerlau le chantre de l'économie nouvelle nous annonce tout guilleret

Demain ce qui valait 10 euros en vaut 20


c'est bien ça, et
    le pétrole brut à 90 €/bbl aujourd'hui vaudra donc demain 180 €/bbl au minimum!
    et l'euro ne vaudra plus que 0,7 $ au lieu de valoir comme aujourd'hui 1,4 US $

P'tite interro:
    * 1 € valait 1,4 $ quand le Trésor a emprunté 210 milliards de $ auprès des étrangers pour combler le déficit de l'année 2009 (150 milliards d'euros) sans parler de la dette accumulée de 2.100 milliards de $ (l'équivalent des 1.500 milliards d'euros) .
    * pour boucler 2010 et son déficit il faudra emprunter l'équivalent de 116 milliards d'euros supplémentaires (soit 150,8 milliards de $ au cours d'environ 1,3$ pour 1 € en 2010)

Il faudra combien d'euros de demain pour rembourser cette dette quand 1€ ne vaudra plus que 0,7 $ ?

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Mar 7 Déc 2010 15:13
de jerlau
Colas a écrit:Jerlau le chantre de l'économie nouvelle nous annonce tout guilleret

Demain ce qui valait 10 euros en vaut 20


c'est bien ça, et
    le pétrole brut à 90 €/bbl aujourd'hui vaudra donc demain 180 €/bbl au minimum!
    et l'euro ne vaudra plus que 0,7 $ au lieu de valoir comme aujourd'hui 1,4 US $

P'tite interro:
    * 1 € valait 1,4 $ quand le Trésor a emprunté 210 milliards de $ auprès des étrangers pour combler le déficit de l'année 2009 (150 milliards d'euros) sans parler de la dette accumulée de 2.100 milliards de $ (l'équivalent des 1.500 milliards d'euros) .
    * pour boucler 2010 et son déficit il faudra emprunter l'équivalent de 116 milliards d'euros supplémentaires (soit 150,8 milliards de $ au cours d'environ 1,3$ pour 1 € en 2010)

Il faudra combien d'euros de demain pour rembourser cette dette quand 1€ ne vaudra plus que 0,7 $ ?


Colas, c'est quoi pour vous l'économie nouvelle ? Vous voudrez bien m'éclairer.

Quand à la question de l'hyper inflation qui nous guette, elle fait plus que nous guetter. L'or s'envole, le prix des matières premières s'envolent, et nous ne représentons plus, pour ce qui est de l'Europe que 5% de l'humanité et nous sommes très loin des pays émergents au niveau de l'activité. Notre Euro n'a plus beaucoup de sens. Les matières premières d'Afrique nous échappent de plus en plus. Et la BCE livre les Euros à vannes ouvertes sans limite.

Vous avez parfaitement décrit la situation Colas. On va se retrouver avec une montagne de dettes libellées en dollars avec un euro qui peut ne valoir que quelques centièmes de dollars. Rien d'impossible. L'essentiel de la production de nos grandes entreprises s'effectuent à l'étranger. Nous avons une forte production bureaucratique qu'on a un peu de mal à exporter.

C'est sur qu'il faudrait trouver une Economie nouvelle. Vous avez des idées, Colas ?

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Lun 13 Déc 2010 09:03
de Néo
jerlau a écrit:C'est assez drôle de voir aujourd'hui à quel point l'inflation a mauvaise presse.

Marc Touati est d'accord avec toi...
http://www.boursorama.com/votreinvite/i ... b90089f874
Extrait:
En revanche, elle peut être favorisée, par exemple, par une politique monétaire très accommodante, un taux de change déprécié ou encore par une politique budgétaire offensive mais surtout efficace. C’est notamment ce qu’ont pratiqué les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et de nombreux pays à travers la planète qui ont préféré mettre de côté leurs craintes inflationnistes dogmatiques en faveur de la croissance et de l’emploi. Et lorsque l’on voit qu’en dépit des milliards de dollars de relance budgétaire et monétaire, l’inflation américaine reste sur des planchers, cela montre bien que, sans ces injections, l’économie de l’Oncle Sam aurait plongé dans la déflation. Quant à la Chine, il est clair qu’avec plus de 10 % de croissance en volume, une inflation d’environ 4 % est loin d’être dramatique.

Et c’est bien cela qu’il faut faire comprendre à nos élites tout aussi bien pensantes que fatigantes : une inflation de 3% n’a jamais tué personne. Au contraire, elle permet aux entreprises de mieux répercuter l’augmentation des coûts sur les prix de ventes, donc de maintenir un niveau appréciable de leur marge et des salaires qu’elles distribuent. De plus, un peu d’inflation incite les ménages à ne pas différer leurs achats mais, au contraire, à dépenser au plus vite. Une dynamique de la demande s’installe alors, créant plus d’emplois, donc plus de revenus et plus de consommation. Il faut donc être clair : nous ne sortirons pas ce la crise actuelle sans le retour d’une inflation autour des 3%. Celle-ci permettra d’ailleurs de payer une partie des intérêts de la dette publique et de sortir la zone euro de sa crise existentielle. Nous savons donc ce que nous devons faire. Les Américains, les Chinois, les Anglais... l’ont fait, reste à savoir si les Eurolandais auront l’intelligence d’y arriver. Il en va de leur existence, car, sans le retour de la croissance et de l’inflation, la zone euro finira par disparaître dans les trois années à venir...

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Lun 13 Déc 2010 09:44
de jerlau
Néo a écrit:Marc Touati est d'accord avec toi...
http://www.boursorama.com/votreinvite/i ... b90089f874
Extrait:
En revanche, elle peut être favorisée, par exemple, par une politique monétaire très accommodante, un taux de change déprécié ou encore par une politique budgétaire offensive mais surtout efficace. C’est notamment ce qu’ont pratiqué les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et de nombreux pays à travers la planète qui ont préféré mettre de côté leurs craintes inflationnistes dogmatiques en faveur de la croissance et de l’emploi. Et lorsque l’on voit qu’en dépit des milliards de dollars de relance budgétaire et monétaire, l’inflation américaine reste sur des planchers, cela montre bien que, sans ces injections, l’économie de l’Oncle Sam aurait plongé dans la déflation. Quant à la Chine, il est clair qu’avec plus de 10 % de croissance en volume, une inflation d’environ 4 % est loin d’être dramatique.

Et c’est bien cela qu’il faut faire comprendre à nos élites tout aussi bien pensantes que fatigantes : une inflation de 3% n’a jamais tué personne. Au contraire, elle permet aux entreprises de mieux répercuter l’augmentation des coûts sur les prix de ventes, donc de maintenir un niveau appréciable de leur marge et des salaires qu’elles distribuent. De plus, un peu d’inflation incite les ménages à ne pas différer leurs achats mais, au contraire, à dépenser au plus vite. Une dynamique de la demande s’installe alors, créant plus d’emplois, donc plus de revenus et plus de consommation. Il faut donc être clair : nous ne sortirons pas ce la crise actuelle sans le retour d’une inflation autour des 3%. Celle-ci permettra d’ailleurs de payer une partie des intérêts de la dette publique et de sortir la zone euro de sa crise existentielle. Nous savons donc ce que nous devons faire. Les Américains, les Chinois, les Anglais... l’ont fait, reste à savoir si les Eurolandais auront l’intelligence d’y arriver. Il en va de leur existence, car, sans le retour de la croissance et de l’inflation, la zone euro finira par disparaître dans les trois années à venir...


Nos élites ne sont pas idiotes, mais elles ne sont plus dans le monde de l'Economie réelle. Mêmes les sociétés industrielles et commerciales voient leur rentabilité provenir essentiellement des actrivités financières provenant des jeux de la titrisation. Lorsque les salaires nets de production et de commerce ne font que quelques % du CA de l'activité de ces groupes, on peut dire que le salarié est tout à fait marginal. Il n'est là que pour compléter le décor du jeu de la finance.

Dans ce monde là l'inflation est interdite. Avec inflation la titrisation n'est plus possible avec la même rentabilité. Le créancier voit sa mise diminuer tous les jours. Il ne peut plus spéculer de la même façon. Et l'ensemble du monde financier, chapeauté par les banques centrales a tout intérêt à lutter contre l'inflation. Mais c'est une lutte vaine. Cette crise finira par une inflation galopante, certainement à partir des prix des matières premières non contrôlées par les banques centrales et soumis à la demande de pays émergents (Chine, Inde, Brésil, ....50% de l'humanité et l'Europe représente 5%).

Pour ceux qui veulent en savoir plus, allez voir les ouvrages d'Alfred Sauvy, sur le chèque sans provision qui rend tout le monde heureux, allez visiter Mauice Allais, seul économiste français à avoir eu un Prix Nobel d'Economie, qui a décrit les mécaniques de la crise financière que nous vivons aujourd'hui.

La pression du monde financier est telle aujourd'hui que même les professeurs d'Economie sont sortis de la route. Et c'est normal. C'est le monde financier qui contrôle la plupart des professeurs d'Economie, via le lobbyng, via les postes honorifiques. On joue "Meutre d'Economies entre amis" !

Que Marc Touati soit aussi clair sur la question montre qu'on est entré dans le dernier virage. La BCE a déjà déclaré qu'elle ouvrait les vannes de milliards de dolalrs sans limlite au bénéfice des banques. Les titres vont changer de main. Les petits porteurs vont se transformer en gros porteurs .... d'espoirs en fumés. Et la crise sera nettoyée. On va repartir.

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Lun 31 Jan 2011 13:42
de Néo
Je crois que l'on est en train de venir à une inflation plus forte. (2,4% en janvier en zone euro).

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Lun 31 Jan 2011 16:55
de jerlau
Le futur est déjà écrit dans le marbre. Inflation par les matières premières. Fortes demandes des pays émergents, valorisation de leurs monnaies. Gaz, électrricité, pétrole vont monter, même si leur prix est multiplié par 10, avec les taxes cela ne fera que par 5. Les discours énergiques vont surgir. Penchant pour l'extrême droite. Qui peut suivre dans un combat économique Le Pen / Sarko ? Aucune danseuse quel que soit le tutu ! Deuxième tour Le Pen Sarko ! Election de Le Pen et après ? Nouvelles nuits bleues ! C'est le seul combat où Sarko a une chance. Les discours forts vont se multiplier. Et les hochements du menton avec, avec la division de notre monnaie.

Ensuite il y a une pagaille monetaire. L'euro coule, personne n'en veut, cela ne rassemble aucune nation ! Y-a-t-il des baionnettes pour l'euro ? Hum ! Cette monnaie n'a aucune crédibilité nationale. Le Pen a raison de dire 1 F = 1 E ? qu'on appelle le bout de papier, Euro ou Benet, cela n'a pas d'importance. Le Franc au moins on sait qu'il faut traverser le Rhin pour en vivre ! Euro à la pelle, Franc à la brouette. Combien de chemises chinoises va-t-on acheter avec une brouette de francs ? C'est la question intéressante. Peut être que nos couturières feront nos chemises avec des francs en billets ? Le style Lagarde !

Re: La crise puis la guerre ?

MessagePosté: Jeu 10 Mar 2011 17:16
de Néo
Crise de la dette (2 ans avant que les taux français montent en flèche ?), cherté de l'énergie / réchauffement climatique...
J'ai l'impression que nos édiles occidentaux ne font pas grand-chose et continuent tranquillement à laisser filer vers l'iceberg le Titanic cher à Hulot.
D'un autre côté, il me semble que la Chine prépare le futur...
Je crois qu'il y a un dossier dans Courrier International: "l'Occident est-il fini ?".